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Ménil-Jean

MÉNIL-JEAN

MÉNIL-JEAN

 

MAIRIE

Jour et heures de permanence sur RDV :
Vendredi : 15 h à 17 h

Tél. 02 33 35 03 25
Courriel :
mairie.meniljean@wanadoo.fr
Mairie :
Le Bourg - Ménil-Jean
61210 PUTANGES-LE-LAC

Le Maire délégué : Sophie PICHONNIER

PRÉSENTATION

Population : 132 habitants
Altitude : Minimum 128 m, Maximum 241 m
Superficie : 704 hectares

Le territoire de la commune historique s'étend sur la rive gauche de la rivière Orne, en aval d'Ecouché. Elle faisait d'ailleurs partie du canton d'Ecouché en 1790, avant d'être rattachée à Putanges en 1888.


Les habitants sont des Menil-Jeannais

 

FÉODALITÉ

D'après un registre du XVe siècle, il existait dans la paroisse deux fiefs distincts (tous deux dépendant de la baronnie de Lougé-sur-Maire) : le premier n'est pas désigné nommément, il s'agit du Ménil-Jean primitif ; le second, la Papionnière. Le plus important s’étendait autour d’un logis seigneurial, sur l’emplacement du château actuel. Il dépendait successivement des familles de Méheudin, de la Villette, de Fontenai et de Beaumais. Il vint aux d’Harcourt au XVIe siècle puis fut vendu à Guillaume le Chevalier, écuyer, dont l’arrière-petit-fils fut condamné à mort à la suite d’aventures criminelles (il réussit à s'enfuir). Le frère du condamné Claude le Chevalier posséda le Menil-Jean et y résida. Les propriétaires successifs furent de la Broise, d’Orglandes, de Champagne, de Rougé et de Luppé.
La Château est une grande construction carrée à laquelle était accolée une jolie chapelle détruite depuis.

Ménil-Jean

LA CHAPELLE NOTRE-DAME DE PITIÉ

En fait, cette chapelle est une partie de l'ancienne église de Ménil-Jean. L’église primitive construite au XIIe siècle a été fort remaniée aux XVe et XVIe siècles. Elle est située à 500 m au Sud du Pont de la Villette, en suivant le chemin de terre qui remonte le cours de l’Orne, en rive gauche, un raidillon y grimpe à travers les arbres. Son site est magnifique, cerné de tous côtés par les bois et les eaux, dominant l’Orne, d’une dizaine de mètres. Cette situation était l’objet de lamentations unanimes : lieu incommode, inaccessible à cause des eaux, éloignement du village. En 1702, le transfert du Saint Sacrement dans une chapelle située près de l’église actuelle de Ménil-Jean, a été autorisé. L'église primitive avait une longueur de 23 mètres. Peu après 1851, elle a été amputée de sa partie occidentale, maintenant en herbe. La partie orientale, anciennement le choeur est devenu « la Chapelle Notre-Dame de Pitié », mesurant extérieurement 8 mètres de longueur sur 8,70 mètres de largeur. L'entrée se fait à la jonction de la nef et du choeur par une porte en plein cintre, surmontée d'une baie romane, le tout inscrit entre piliers romans à chapiteaux sommaires et un arc brisé les reliant. Chaque façade nord et sud est percée de deux fenêtres, l'une romane , l'autre trilobée ; la baie du chevet est à remplage flamboyant.

Des contreforts appuient les angles de la façade est, d'autres raidissent les murailles ouest, nord et sud. Sur la façade sud, on remarque une tête humaine coiffée d'une sorte de calotte (on disait qu'une perpendiculaire élevée de là, passait juste sur le trésor resté dans la forteresse féodale « le vieux château » de Ménil-Jean, détruit pendant la guerre de cent ans). On dit aussi que la cloche est du temps des Anglais. Le cimetière n'a gardé aucune tombe mais un vieil if (planté sans doute au moment de la construction de l'église) et une belle croix de granite chanfreinée, avec l'inscription « DAVID 1790 » L’unique autel fort simple, sans retable, s’orne de trois statues : la Vierge à l’Enfant du XIVe siècle, Saint Jean, Sainte Barbe sans sa tour, mais tenant un livre ouvert et la palme des martyrs. (Ces trois statues ont été volées en 1979). Seule la statue de la Vierge a été retrouvée cassée et a été restaurée.

Ménil-Jean

L'ÉGLISE

Le bourg actuel portait le nom de « la Chapelle ». il le devait à une chapelle signalée en 1687 par l'archidiacre. En 1693, le curé la décrit comme « située dans l'enclos du presbytère et presque aussi ancienne que l'église près de l'Orne ». Ce prêtre, François Marquet l'avait rebâtie pour y transférer le Saint-Sacrement et y célébrer messes et vêpres à partir de 1702. Elle est dédiée à Saint-Eutrope. Il n'existe aucune trace de cette chapelle. L'église nouvelle fut construite en 1856 et dédiée à Saint Jean-Baptiste d'après le chanoine Rombaud. Mais le dernier Ordo (calendrier liturgique) la place plus justement sous le vocable de la Vierge (Nativité ou Angevine). Elle est construite en granit. Une grande statue de Saint-Eutrope (premier évêque de Saintes, martyr au 3éme siècle, honoré le 30 avril) mérite une mention. Il est prié pour la guérison de l'asthme et du « carreau d'eau ». Jusqu'en 1939, Saint-Eutrope patronnait la fête communale (boutiques foraines et jeux divers) le premier dimanche de mai.

LÉGENDE DU TRÉSOR DU VIEUX CHATEAU

Nous n'avons aucun témoignage écrit relatif à l'existence de ce château, mais une légende de trésor resté dans la forteresse féodale, rapportée par Mme Duchemin-Lanos.
« Un habitant de Batilly hanté par cette tradition de richesses enterrées là, résolut d'en avoir le coeur net. Parti au jour naissant, il avait traversé le bourg actuel de Ménil-Jean et pris le chemin de la Villette. Au virage, dès avant la descente, à mi-chemin entre le bourg et le pont, il s'était arrêté pour saluer civilement un homme qui besognait là et qui en causant lui avait désigné le réage des « Sièges » (lieu-dit recouvert de pierre de silex) comme difficile à labourer, à cause de l'abondance des boulets de pierre « tirés du temps des Anglais » et dont chacun s'attachait à le débarrasser. L'information s'accordait bien avec ce que l'on rapportait d'un château attaqué et détruit pendant la guerre de Cent Ans, puis de la nécessité pour le maître de s'enfuir précipitamment, abandonnant dans une cachette son or, qu'il ne pouvait emporter et qu'il n'était jamais venu reprendre. Notre chercheur de trésor, plein de confiance, poursuivit sa route, tourna à droite avant le pont, s'engagea dans le chemin de la rive gauche de l'Orne et parvint à la vieille église. Là il reconnut la tête humaine apposée sur la muraille du choeur et dont on disait qu'une perpendiculaire élevée de là sur la façade passait juste sur le trésor. Résolument, à partir de ce repère il rentra dans le bois. À chaque pas il se trouvait arrêté par les lianes enroulées d'un fût à l'autre et qu'il lui fallait rompre à la serpe pour se frayer un passage. Tout le jour, courageusement il lutta contre les obstacles, parfois grimpant sur un arbre pour rectifier sa direction, hélas vainement car le petit campanile échappait à sa vue, et alors au jugé, il reprenait sa marche épuisante. L'enthousiasme du matin se changeait en inquiétude, en effroi, en angoisse, en désespoir... Au matin du lendemain, les hameaux d'alentour furent alertés par une sonnerie de cloche en saccade. On courut à l'église et l'on vit un homme aux yeux hagards, accroché à la corde de la cloche qu'il tirait convulsivement. C'était l'infortuné chercheur, il était devenu fou. »
Dans ce conte nous pouvons discerner l'existence d'un château oublié, perdu aujourd'hui dans le bois de la Brousse ou autrement nommé le bois de la Bruyère. Aucune muraille, aucune ruine n'ont été retrouvées, même pas des pierres éparses : ce château était certainement en bois. Une vue aérienne, prise par l'Institut national de géographie, d'une plateforme circulaire d'environ 40 mètres de diamètre entourée par deux fossés concentriques semble confirmer la véracité de l'existence d'une forteresse à proximité de la chapelle.

LA GUERRE DE 1939-1945

Ménil-Jean a beaucoup souffert en 1944. Dès le débarquement et durant 2 mois, près du Château, un abattoir fut installé, destiné à ravitailler les troupes allemandes combattant au front. Enrôlés d’office des hommes durent abattre jusqu’à 200 bêtes par jour. Deux civils sont tués près d’un char allemand stationnant au lieu dit Cotrel : un habitant de Ménil-Jean et un réfugié. Lors de la nuit du 18 Août où le pont de la Villette sauta (miné par l'ennemi), plusieurs habitations furent détruites par une pluie de bombes incendiaires. Un pont Bailey, provisoire fut construit.

Circuits de randonnées

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